Sécurité: le Premier ministre multiplie les réunions, les gangs toujours à l’œuvre

Sécurité: le Premier ministre multiplie les réunions, les gangs toujours à l’œuvre

Alors que les groupes armés continuent de représenter une menace majeure pour la sécurité en Haïti, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé poursuit les consultations autour des mesures nécessaires à l’organisation des prochaines élections. Le mardi 13 octobre 2026, il a présidé une nouvelle réunion de sécurité avec le Conseil électoral provisoire (CEP) et les principaux responsables des forces de défense et de sécurité du pays.

Selon un communiqué de la Primature, cette rencontre a réuni notamment le ministre de la Défense, le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), le commandant en chef des Forces armées d’Haïti (FAd’H) et le commandant en chef de la Force de répression des gangs (FRG).

Les discussions ont porté sur l’évaluation de la situation sécuritaire nationale et les dispositions à prendre pour créer un environnement favorable à la tenue des prochaines élections. Le gouvernement affirme vouloir fournir au CEP des données fiables lui permettant de mieux apprécier les conditions de sécurité sur le territoire.

Toutefois, cette nouvelle réunion intervient dans un contexte où l’insécurité demeure l’un des principaux obstacles au rétablissement de l’autorité de l’État et à l’organisation d’un scrutin crédible. Alors que les autorités discutent des conditions nécessaires au processus électoral, la capacité des forces de sécurité à reprendre le contrôle des zones affectées par les groupes armés reste une préoccupation centrale.

Au-delà des réunions et des déclarations officielles, la population attend des résultats concrets sur le terrain : la sécurisation des axes routiers, la protection des citoyens, le retour des déplacés et la reconquête des territoires contrôlés par les gangs.

Le gouvernement réaffirme que la sécurité nationale et le retour à l’ordre constitutionnel constituent ses priorités. Mais la multiplication des rencontres suffira-t-elle à inverser la tendance sécuritaire et à garantir des élections crédibles dans un pays où les groupes armés continuent de mettre à l’épreuve l’autorité de l’État ?

Pour l’heure, le communiqué officiel annonce des discussions et des évaluations, sans préciser de nouvelles mesures opérationnelles ni de calendrier concret pour leur mise en œuvre.

Jean Daniel PIERRE

GPL Media Libre

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