Foire agro-gastronomique du PNCS : le pari du local pour nourrir les écoliers
Sous le soleil du 1er mai, les allées cette impasse où se trouve les locaux du Programme National de Cantines Scolaires, à Delmas 75, s’animent peu à peu. A peine neuf heures, des odeurs de plats traditionnels flottent déjà dans l’air, mêlant épices, légumes haïtiens entre autres. Autour des différents stands, des élèves, des parents, des membres du gouvernements, d’autres curieux s’arrêtent, goûtent et discutent.
La foire agro-gastronomique et artisanale du PNCS en est à sa deuxième édition. Pendant deux jours, les premier et 2 mai, les dix départements du pays s’y donnent rendez-vous, à travers des expositions et des plats. Le thème est clair, presque comme une invitation : « An n bay timoun yo manje lokal pou n kore pwodiksyon nasyonal la ».
Derrière les tables soigneusement dressées, des femmes et des hommes présentent leurs produits, souvent issus de leur propre récolte. Maïs, haricots, salades de fruits, griot, lalo, des cocktails, et bien d’autres. Des ingrédients simples, mais au cœur d’un enjeu majeur : nourrir les enfants tout en soutenant la production nationale.
Un peu plus loin, une discussion s’engage entre élèves et intervenants. Ils parlent nutrition, santé, et avenir. Les cantines scolaires ne sont plus seulement des lieux où l’on mange. Pour PNCS, elles deviennent des espaces de prévention, notamment contre la malnutrition, et des outils pour maintenir les enfants à l’école.
Au milieu de la foule, le Coordonnateur général de l’institution, Lucson Philemond, prend la parole. Dans son discours, il rend hommage à celles et ceux qui, chaque jour, travaillent la terre. « Leur engagement et leur courage sont précieux », rappelle-t-il, avant d’insister sur une vision : faire de l’alimentation scolaire un véritable levier de développement durable.
Pour lui, derrière cette foire, il y a une ambition plus large. Celle de relier la terre à l’assiette, le producteur à l’élève. Soutenir les agriculteurs, améliorer la qualité de l’alimentation et, en même temps, renforcer l’accès à l’éducation. Comme pour joindre nutrition et construction de l’avenir du pays.

