MMAS : William Ruto annonce la fin d’une mission sans résultats
Annoncée comme une réponse décisive face à l’insécurité grandissante, la mission kényane en Haïti se termine dans la déception. Loin des promesses, sa présence n’a pas changé la réalité du terrain. Une fois encore, la population haïtienne sort perdante.
Le président kényan, William Ruto a confirmé, le dimanche 7 septembre 2025, en marge du deuxième sommet Afrique-Caraïbe, la fin prochaine du mandat de la mission déployée en Haïti. L’opération, soutenue par les Nations unies, devait redonner espoir à une population prise au piège de la violence armée et d’un État affaibli. Mais au fil des mois, les attentes se sont transformées en désillusion.
Avant leur arrivée, les Haïtiens nourrissaient un espoir : voir enfin un appui concret aux forces de l’ordre locales. Pourtant, sur le terrain, la réalité est tout autre. Les policiers haïtiens, seuls véritables acteurs engagés dans les combats contre les gangs, n’ont reçu aucune aide significative.
Chaque petite avancée des forces nationales a souvent été médiatisée au bénéfice des Kényans, donnant l’illusion d’une efficacité. Une stratégie de communication qui contraste fortement avec le vécu de la population, quotidiennement confrontée à l’insécurité.
Beaucoup constatent aujourd’hui que cette mission n’a été qu’une opération de façade. Les violences n’ont pas reculé, la stabilité n’a pas été restaurée, et la présence kényane s’est révélée presque symbolique. Pour de nombreux citoyens, il s’agit d’une mission de plus, une nouvelle initiative estampillée « ONU », qui s’ajoute à la longue liste des interventions internationales sans résultats tangibles.
Au final, la montagne a accouché d’une souris. Loin de soulager la détresse de la population, la mission kényane laisse derrière elle un goût amer d’échec et de manipulation. Le grand perdant reste, une fois de plus, le peuple haïtien, abandonné à son sort, pendant que la communauté internationale se contente de promesses sans lendemain.
Steeve Luc PIERRE
