Artibonite : les gangs attaquent Petite-Rivière, l’insécurité gagne encore du terrain

Artibonite : les gangs attaquent Petite-Rivière, l’insécurité gagne encore du terrain

La violence armée continue de bouleverser le quotidien des Haïtiens. Tôt dans la matinée du lundi 19 octobre 2026, des groupes armés ont lancé une offensive contre le centre-ville de Petite-Rivière de l’Artibonite. Selon les premières informations disponibles, les assaillants auraient pris le contrôle de plusieurs secteurs, notamment Morne Fort et Crête-à-Pierrot. Cette nouvelle attaque ravive les inquiétudes dans un département déjà durement éprouvé par les violences des gangs.

Pour l’heure, les circonstances précises de l’offensive, l’identité des groupes impliqués et l’ampleur des dégâts restent à établir. Toutefois, cette nouvelle flambée de violence intervient dans un contexte où les habitants de l’Artibonite vivent sous la menace constante des groupes armés, entre attaques meurtrières, destruction de biens et déplacements forcés.

La situation rappelle notamment le massacre du 28 septembre dernier à Gros-Morne, où au moins onze personnes avaient été tuées dans une attaque attribuée au gang Kokorat San Ras. Depuis, la menace n’a pas disparu et la population continue de payer le prix de l’insécurité.

Par ailleurs, l’inquiétude dépasse les frontières de l’Artibonite. Depuis l’embuscade survenue le dimanche 18 octobre à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets, quatre soldats salvadoriens déployés au sein de la Force de répression des gangs (FRG) sont portés disparus.

Jusqu’à la rédaction de cet article, ils n’avaient toujours pas été retrouvés, malgré les rumeurs faisant état de leur mort et l’intensification des opérations de recherche menées par les forces de l’ordre haïtiennes, la FRG et la Task Force. En l’absence de confirmation officielle sur leur sort, leur disparition demeure une préoccupation majeure dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu.

Dans ce contexte, la nouvelle attaque contre Petite-Rivière pose une fois de plus la question de la protection des populations et de l’efficacité des réponses sécuritaires. Malgré les opérations menées contre les gangs, plusieurs communautés restent exposées à leurs incursions, sans garantie de retrouver durablement la tranquillité.

Dans l’ Artibonite, l’inquiétude grandit à mesure que les attaques se répètent. Tant que les groupes armés pourront menacer les villes et terroriser les habitants, la population continuera de vivre dans l’incertitude, tandis que le département s’enfonce davantage dans la crise sécuritaire.

Steeve Luc PIERRE

GPL Media Libre

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