ZED Airlines suspend ses vols vers le Brésil après des tirs visant ses avions à Port-au-Prince

ZED Airlines suspend ses vols vers le Brésil après des tirs visant ses avions à Port-au-Prince

Le ciel haïtien se referme un peu plus. La liaison aérienne entre Haïti et le Brésil, considérée comme l’une des rares portes encore ouvertes vers l’international, est désormais à l’arrêt après un grave incident sécuritaire survenu à Port-au-Prince.

La compagnie haïtienne ZED AIRLINES, qui assurait cette desserte stratégique en partenariat avec un opérateur régional, a suspendu ses opérations après que deux appareils utilisés dans le cadre de ses vols ont été atteints par des tirs d’armes à feu lors de leur phase d’atterrissage à l’aéroport international Toussaint Louverture.

L’incident marque un nouveau coup dur pour l’aviation civile nationale, déjà fragilisée par la réduction drastique des vols commerciaux et le retrait progressif de plusieurs transporteurs étrangers. Avec cette suspension, Haïti perd l’une de ses très rares connexions directes vers l’Amérique du Sud.

Au-delà du choc sécuritaire, la décision a un effet immédiat sur des centaines de passagers. Étudiants, travailleurs migrants, familles en procédure de regroupement, patients en déplacement médical. Pour beaucoup, cette ligne représentait la seule option de voyage réaliste vers le Brésil.

Dans un contexte où les alternatives aériennes sont limitées, cette interruption accentue l’isolement du pays et complique davantage la mobilité internationale des Haïtiens.

Le fait que des aéronefs aient été touchés en phase d’approche soulève de sérieuses interrogations sur l’environnement sécuritaire autour de la principale infrastructure aéroportuaire du pays. L’événement met en lumière la vulnérabilité des opérations aériennes, même dans des zones censées être hautement sécurisées.

Face à la gravité de la situation, la compagnie a privilégié une mesure de précaution en stoppant ses vols, conditionnant toute reprise à des garanties de sécurité renforcées.

Cette suspension dépasse le cadre d’une seule compagnie. Elle envoie un signal préoccupant à l’ensemble du secteur aérien : compagnies, assureurs, partenaires techniques et autorités de régulation observent désormais un environnement jugé à haut risque.

Pour Haïti, qui cherche à maintenir un minimum de connectivité internationale, l’arrêt de cette liaison représente non seulement une mauvaise nouvelle pour les passagers, mais aussi un revers pour la crédibilité et la relance de son aviation civile.

La reprise des vols dépendra désormais de la capacité des autorités à restaurer un niveau de sécurité jugé acceptable pour les opérations aériennes, un défi majeur dans le contexte actuel.

GPL Media Libre

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