États-Unis: un immigré haïtien accusé d’un triple meurtre
La communauté de Fayetteville, en Caroline du Nord, est sous le choc après un triple meurtre survenu le vendredi 21 février 2025. Mackendy Darbouze, un immigré haïtien de 26 ans, est accusé d’avoir poignardé à mort trois membres de sa famille. Parmi les victimes figurent Beatrice Desir, 77 ans, ainsi qu’un adolescent de 13 ans et un enfant de 4 ans. L’homme, qui était hébergé chez ses proches, a été interpellé par la police sur les lieux du crime.
Aux alentours de 18 heures, les autorités ont reçu un appel d’urgence signalant une attaque à l’arme blanche dans une résidence située sur Bell Arthur Drive. À leur arrivée, les policiers ont découvert Mackendy Darbouze, du sang sur le visage, les mains et le pantalon, lorsqu’il a ouvert la porte.
À l’intérieur, les forces de l’ordre ont trouvé les corps sans vie des trois victimes, présentant de multiples blessures par arme blanche. Trois autres enfants étaient également présents dans la maison au moment des faits, mais ils ont été épargnés.
Les images de vidéosurveillance de la résidence montrent Darbouze errant avec un couteau peu avant le drame. Les enquêteurs ont par ailleurs retrouvé une arme blanche tachée de sang dans sa chambre.
Arrêté sur place, Mackendy Darbouze a été placé en garde à vue avant d’être transféré à la prison du comté de Cumberland. Il est poursuivi pour trois chefs d’accusation de meurtre au premier degré. Lors de sa première comparution devant le tribunal, le lundi 24 février, il a plaidé non coupable avec l’aide d’un traducteur, affirmant qu’il ne parlait que le créole.
Selon les informations fournies par le Service de l’immigration et des douanes (ICE), Darbouze est entré légalement aux États-Unis en juillet 2024 dans le cadre du programme humanitaire mis en place par l’administration Biden. Face à la gravité des faits, les autorités fédérales ont émis une demande de rétention à son encontre, ce qui signifie qu’il pourrait faire face à une expulsion après son procès.
Le procureur du comté de Cumberland, Billy West, a décrit cette affaire comme l’une des plus troublantes de sa carrière. « Ce crime est d’une violence extrême. Nous allons explorer toutes les options légales, y compris la peine capitale », a-t-il déclaré.
Le juge a refusé d’accorder une libération sous caution à Darbouze, considérant qu’il représentait un danger pour la société. Son procès devrait s’ouvrir dans les prochains mois, avec la possibilité d’une peine de prison à vie sans libération conditionnelle, voire de la peine de mort s’il est reconnu coupable.
Ce drame met une nouvelle fois en lumière les défis liés à l’intégration des immigrés et les risques de violences intrafamiliales. En attendant que la justice fasse son travail, la communauté locale reste sous le choc face à cette tragédie qui a coûté la vie à une grand-mère et à deux enfants innocents.
Steeve Luc PIERRE
