Kenscoff : après le massacre, le gouvernement s’active… en réunion

Kenscoff : après le massacre, le gouvernement s’active… en réunion

Le dernier carnage attribué aux gangs armés à Kenscoff pousse une nouvelle fois les autorités haïtiennes à afficher leur volonté d’agir. Mais pour l’heure, la réponse annoncée reste essentiellement institutionnelle et se traduit par des réunions de haut niveau. Ce mercredi 26 août, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a réuni à la Primature les responsables de la sécurité et de la Force de Répression des Gangs (FRG), avec l’objectif affiché de renforcer la coordination et de préparer un déploiement opérationnel sur le terrain.

Selon un communiqué de la Primature, cette réunion de commandement a permis d’actualiser l’évaluation de la menace et de renforcer la coordination entre les différentes forces de sécurité. Le gouvernement affirme vouloir « briser l’emprise des groupes armés », rétablir l’ordre public et protéger la population.

Sur instruction du Premier ministre, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique s’est également entretenu avec le commandant de la FRG, le directeur général de la PNH, le ministre de la Défense ainsi qu’un responsable des Forces armées d’Haïti. Objectif annoncé : coordonner un « déploiement opérationnel immédiat » sur le terrain.

Dans son communiqué, la Primature assure que « la chaîne de commandement est en alerte » et que « l’appareil sécuritaire est en mouvement ». Le gouvernement promet de reprendre le contrôle des zones touchées, y compris « par la force si nécessaire ».

Cette mobilisation intervient deux jours après l’attaque meurtrière de Kenscoff. Lundi, quelques heures après le massacre, le Premier ministre avait déjà réuni les principaux responsables de la Défense, de la Justice, de la PNH et des FAd’H, ainsi que les maires de Port-au-Prince, de Pétion-Ville et de Kenscoff.

En parallèle, le Fonds d’assistance économique et sociale, le FAES, doit être mobilisé pour venir en aide aux victimes et à leurs familles dans le cadre d’une assistance humanitaire d’urgence.

Reste désormais à voir si cette nouvelle mobilisation se traduira par des opérations durables sur le terrain. Car à Kenscoff, où les groupes armés continuent de représenter une menace majeure pour la population, les habitants attendent surtout autre chose que des réunions : une présence effective et durable des forces de sécurité.

Dans son communiqué, le gouvernement appelle au calme et à la vigilance et assure que l’État « agit » et que « la mobilisation est totale ». Des engagements qui devront désormais être confrontés à la réalité du terrain.

GPL Media Libre

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