UNIFA : de la promesse de gratuité aux 4 000 gourdes qui fâchent les candidats

UNIFA : de la promesse de gratuité aux 4 000 gourdes qui fâchent les candidats

L’annonce avait suscité beaucoup d’espoir. En mars 2026, l’Université de la Fondation Dr Aristide (UNIFA), en partenariat avec la mairie de Tabarre, lançait des inscriptions gratuites pour des formations en sciences informatiques et en assistance administrative. Des dizaines de jeunes ont répondu à l’appel et un concours a même permis de sélectionner 103 candidats.

Mais plusieurs mois plus tard, la situation a pris une autre tournure. Lors d’une rencontre tenue le 14 août, des participants affirment avoir appris qu’il ne s’agissait pas d’une bourse d’études en informatique, mais plutôt de séminaires gratuits. Selon eux, les personnes souhaitant poursuivre des études en informatique à l’UNIFA doivent désormais s’inscrire de nouveau et verser 4 000 gourdes, sans connaître à l’avance le coût total de la formation.

Cette décision provoque colère et incompréhension chez plusieurs candidats. Beaucoup expliquent avoir dépensé du temps et de l’argent pour les déplacements, participé au concours et attendu les résultats en croyant accéder à une formation gratuite. Ils reprochent surtout à l’université de ne pas avoir clarifié plus tôt la nature exacte du programme.

L’affaire est d’autant plus sensible que le 1er mars dernier, lors de la graduation de la 8e promotion de l’UNIFA, l’ancien président Jean-Bertrand Aristide avait annoncé que la Faculté d’Agronomie de l’université serait gratuite pour tous. Une déclaration qui avait renforcé l’image d’une institution ouverte aux jeunes ayant peu de moyens. Aujourd’hui, plusieurs candidats estiment que les beaux discours sur l’accès à l’éducation ne suffisent pas lorsque la communication autour des programmes manque de clarté.

Face aux critiques, l’UNIFA est désormais attendue sur des explications précises concernant le concours, les conditions financières de la formation et les raisons qui ont conduit à ce changement de discours. Pour les 103 jeunes concernés, l’heure n’est plus aux promesses, mais à la transparence.

Steeve Luc PIERRE

GPL Media Libre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *