Sterline Civil appelle à faire de l’éducation une priorité nationale
À l’occasion du 38e anniversaire de la Constitution de 1987, la Directrice Générale du Fonds National de l’Éducation (FNE), Mme Sterline Civil, a livré un message fort sur l’importance de l’éducation dans la construction d’une Haïti souveraine et prospère. « Plus qu’un idéal, l’éducation est une exigence constitutionnelle, un levier essentiel pour l’émancipation du peuple haïtien », soutient l’internationaliste .
Dans son message , Mme Civil rappelle que l’article 32 de la Constitution ne se contente pas de reconnaître le droit à l’éducation, mais impose une obligation à l’État. « L’ignorance est la plus pernicieuse des servitudes ; le savoir, le levier silencieux des révolutions durables », affirme-t-elle. Ce message met en lumière le rôle central de l’éducation dans l’indépendance réelle d’un peuple.
Elle souligne également les disparités persistantes entre les ambitions constitutionnelles et la réalité du terrain, où de nombreux enfants restent exclus du système éducatif. Ces inégalités, selon elle, ne sont pas de simples statistiques, mais des vies brisées, des potentiels inexploités et des rêves différés.
Loin d’être un simple texte juridique, la Constitution de 1987 est une feuille de route qui doit guider l’action des institutions publiques. Le FNE, en tant qu’acteur clé dans le financement de l’éducation en Haïti, porte cette responsabilité avec une vision claire : rendre l’instruction accessible à tous et renforcer la résilience nationale à travers le savoir.
Mme Civil invite chaque citoyen à devenir « le gardien vigilant de ce droit fondamental », et chaque institution à être un relais actif de cette exigence constitutionnelle. Elle insiste sur le fait que l’éducation ne doit pas être un secteur parmi d’autres, mais le socle sur lequel repose la République.
Dans un contexte de crises successives, ce message résonne comme un appel à un sursaut collectif. Si l’éducation a été consacrée comme une priorité nationale, il appartient désormais aux dirigeants, aux éducateurs et à chaque Haïtien de transformer cette vision en réalité.
En conclusion, le message de la Directrice Générale du FNE rappelle que l’éducation est plus qu’un droit : c’est un impératif social, un engagement envers l’avenir. « L’éducation pour tous n’est pas une option, mais un impératif social », affirme-t-elle, plaçant ainsi la formation des citoyens au cœur du développement et de la souveraineté nationale.
Alors que la Constitution de 1987 célèbre ses 38 ans, il est temps pour Haïti de faire de l’éducation non pas une promesse, mais une réalité incontournable.
Steeve Luc PIERRE
