James Boyard aurait été conduit à l’hôpital après 110 jours de captivité
Le 11 juin dernier, James Boyard a été enlevé à Bourdon par des hommes armés vêtus d’uniformes de la police. Professeur d’université et avocat, il est également inspecteur général de la Police nationale d’Haïti (PNH) et chef de cabinet du ministre de la Défense, Mario Andrésol. Son enlèvement est considéré comme celui du plus haut responsable de l’appareil sécuritaire haïtien kidnappé ces dernières années.
Depuis, 110 jours se sont écoulés, soit plus de quinze semaines, sans qu’aucun dénouement ne soit annoncé. Dès le 25 juin, des étudiants étaient descendus dans les rues pour exiger sa libération et dénoncer le silence des autorités. Le 1er septembre, des membres de sa famille ont rencontré le ministre de la Défense afin de solliciter son intervention. Le 23 septembre, des étudiants ont même lancé un appel public à des chefs de groupes armés pour obtenir sa libération.
Pendant tout ce temps, l’absence d’informations officielles a alimenté les rumeurs. Faute de nouvelles fiables, certains affirmaient que James Boyard avait été tué. Aucune autorité n’a toutefois confirmé ces allégations, qui ont contribué à accroître l’inquiétude de ses proches et de ceux qui suivent l’affaire.
Un élément nouveau est toutefois venu relancer l’espoir. Selon des informations publiées ce mardi 29 septembre 2026 par le journal Rezo Nòdwès, James Boyard aurait récemment été conduit, sous escorte de ses ravisseurs, dans un établissement hospitalier de Carrefour afin d’y recevoir des soins. Si elle se confirme, cette information constitue le premier signe de vie connu du haut responsable depuis son enlèvement et vient contredire les rumeurs faisant état de son décès.
La prudence demeure néanmoins de mise. Ce déplacement pour des soins médicaux ne fournit aucune indication sur une éventuelle libération prochaine. Les circonstances exactes de son transfert, tout comme la gravité de son état de santé, n’ont pas été précisées. Par ailleurs, aucune communication officielle n’a fait état d’une opération des forces de sécurité visant à mettre fin à sa captivité.
Plus de trois mois après son enlèvement, James Boyard reste entre les mains de ses ravisseurs. Pour sa famille, ce premier signe de vie ravive l’espoir. Mais son maintien en captivité continue d’illustrer l’ampleur de la crise sécuritaire qui frappe le pays, au point de toucher l’un des plus hauts responsables de l’appareil sécuritaire de l’État.
