Bras de fer avec le MENFP: les étudiants de l’École Normale Supérieure annoncent une grève d’une semaine

Bras de fer avec le MENFP: les étudiants de l’École Normale Supérieure annoncent une grève d’une semaine

La tension monte dans le secteur éducatif haïtien. La communauté estudiantine de l’École Normale Supérieure (ENS) a annoncé, dans un avis d’arrêt de travail daté du 28 février, le déclenchement d’un mouvement de grève d’une durée d’une semaine, du lundi 2 au vendredi 6 mars 2026.

Dans cette note adressée aux enseignants des écoles publiques et des lycées, les étudiants indiquent que cette décision intervient après « une semaine consacrée à la sensibilisation, à la mobilisation et aux actions de protestation ». Ils appellent l’ensemble des enseignants à observer un arrêt de travail, aussi bien en présentiel qu’en ligne, afin de faire pression sur le ministre de l’Éducation et de la Formation professionnelle, Antoine Augustin.

Au cœur de la contestation : le retrait intégral d’une note publiée le 16 février par le ministère. Les étudiants estiment que cette décision remet en cause les prérogatives de l’ENS telles que définies par le décret-loi de 1947 portant création de l’institution, notamment sa mission de former un corps de professeurs hautement qualifiés pour l’enseignement secondaire dans les lycées de la République.

Les signataires de l’avis soutiennent que leur mouvement « ne vise aucunement à compromettre le bon fonctionnement du système éducatif en Haïti », mais qu’il s’inscrit plutôt dans la défense des principes fondateurs de l’institution. Ils dénoncent également la déclaration de caducité d’un accord garantissant la probation et la nomination des étudiants finissants, qu’ils qualifient d’acte illégal au regard de la hiérarchisation des normes.

La communauté estudiantine exige le respect strict de cet accord et prévient qu’en l’absence d’une réponse satisfaisante des autorités, elle se réserve le droit d’intensifier ses actions dans les prochains jours.

Ce nouvel épisode de tension entre les étudiants de l’ENS et le Ministère de l’Éducation et de la Formation Professionnelle pourrait avoir des répercussions sur le fonctionnement des lycées à travers le pays, si l’appel à la solidarité est suivi par le corps enseignant.

Jean Daniel PIERRE

GPL Media Libre

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