Les Forces Armées d’Haïti bénéficieront de financement militaire étranger des USA
Pour la première fois depuis les années 1990, les États- Unis ouvrent le financement militaire étranger aux Forces Armées d’Haïti. En vertu de la loi de finances consolidée américaine pour l’exercice 2026 (H.R. 7148), promulguée le 3 février par le président Donald Trump, jusqu’à 5 millions de dollars pourront être alloués à Haïti au titre du Foreign Military Financing Program et des opérations de maintien de la paix.
Selon les dispositions du texte, le gouvernement haïtien est désormais autorisé à acheter des équipements et services de défense pour la Garde côtière haïtienne, conformément à l’Arms Export Control Act. Une partie des fonds pourra également être utilisée pour une assistance non létale et un appui opérationnel aux FAd’H, après consultation du Congrès américain.
Cette décision intervient dans un contexte de renforcement de la coopération sécuritaire entre Washington et Port-au-Prince. Dans un communiqué publié le vendredi 6 février 2026, l’ambassade des États-Unis en Haïti a indiqué que ses attachés de défense avaient récemment rencontré le ministre haïtien de la Défense, Jean-Michel Moïse, afin de consolider les efforts conjoints face à l’insécurité et aux gangs armés.
Interrogé par Le Nouvelliste, le ministre de la Défense a salué une avancée historique, soulignant que les FAd’H n’avaient jamais auparavant reçu d’aide militaire américaine. Il a exprimé sa volonté de bâtir, avec les États-Unis, un partenariat militaire durable pour renforcer les capacités de défense du pays.
Pour le ministre de la Défense, Jean-Michel Moïse, cette évolution ouvre la voie à un renforcement du rôle des FAd’H dans les efforts visant à rétablir la sécurité et la stabilité du pays.
Parallèlement, cette ouverture américaine s’inscrit dans le cadre des exigences formulées par la Garde côtière des États-Unis (USCG) concernant la sécurisation des ports haïtiens. Dans une correspondance transmise au gouvernement haïtien en novembre 2025, et citée par Le Nouvelliste, l’USCG avait estimé qu’Haïti ne respectait pas de manière substantielle le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires, imposant ainsi une inspection de conformité dans un délai de 90 jours.
