Après l’incendie du marché Dumornay, des centaines de marchands plongés dans la détresse appellent l’État à l’aide 

Après l’incendie du marché Dumornay, des centaines de marchands plongés dans la détresse appellent l’État à l’aide 

Un incendie d’une rare violence a entièrement ravagé le marché Dumornay , situé entre Delmas 33 et Gérald Bataille, dans la nuit du 10 au 11 décembre 2025. Les flammes ont réduit en cendres des dizaines de magasins et de dépôts, laissant derrière elles une scène de désolation totale.

Selon les témoignages recueillis sur place, l’intervention tardive des pompiers n’a rien pu sauver. Les marchands, pris au dépourvu, ont assisté impuissants à la destruction de toutes leurs marchandises souvent leur unique source de revenus. Pour de nombreuses familles déjà éprouvées par la crise économique et l’insécurité, ce sinistre représente un nouveau coup dur, menaçant leur survie quotidienne.

Au milieu du chaos, des individus non identifiés auraient profité de la confusion pour piller les quelques produits restés à proximité, exposant une fois de plus la vulnérabilité des populations en situation d’urgence. Ce comportement opportuniste met en lumière un grave déficit de sécurité dans une zone pourtant très fréquentée.

Face à l’ampleur des dégâts, les voix des marchands et des riverains s’élèvent d’une même force. Ils exigent de l’État haïtien un accompagnement total : assistance financière d’urgence, relogement temporaire, soutien logistique et réhabilitation rapide du marché. « Nous avons tout perdu, absolument tout. L’État doit agir maintenant », déplore une commerçante sinistrée.

Parallèlement, des organisations communautaires et des habitants appellent à l’ouverture immédiate d’une enquête pour déterminer l’origine de l’incendie. Ils réclament des mesures concrètes afin d’éviter la répétition d’une telle tragédie dans un pays où les marchés publics restent particulièrement vulnérables aux incidents électriques, au manque d’infrastructures et à l’insécurité persistante.

Alors que les cendres continuent de fumer, une certitude demeure : l’accompagnement des familles sinistrées constitue désormais une urgence nationale. L’État est appelé à agir vite, mais surtout à agir concrètement.

Jean Daniel PIERRE

GPL Media Libre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *