Fritz Alphonse Jean rejette les accusations américaines et réaffirme sa demande de renvoi du Premier ministre
L’économiste et ancien gouverneur de la Banque centrale, Fritz Alphonse Jean, a réagi fermement ce mercredi 26 novembre via un communiqué sur son compte X ( ancien Tweeter) aux accusations émises par les autorités américaines, l’impliquant supposément dans des activités criminelles ou des liens avec des gangs armés. Dans une déclaration publique, il « réfute catégoriquement » ces allégations, qu’il juge infondées et politiquement motivées.
Fritz Alphonse Jean appelle les autorités américaines à rendre publiques les preuves sur lesquelles reposent leurs affirmations, « aussi minimes soient-elles ». Selon lui, aucune démarche sérieuse ne peut justifier des accusations aussi graves sans éléments concrets : « Je les invite à produire la moindre preuve en soutien à leurs déclarations », a-t-il insisté.
L’économiste affirme également prendre note du soutien affiché par les États-Unis et le Canada au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, un appui diplomatique dont les motivations restent, selon ses mots, « à clarifier ». Cette position, dit-il, ne modifie en rien son analyse de la situation politique actuelle.
Fritz Alphonse Jean maintient en effet son appel au renvoi du Premier ministre, qu’il accuse « d’incompétence » et « d’insubordination envers ses autorités ». Pour lui, le maintien du chef du gouvernement dans ses fonctions compromet non seulement le fonctionnement interne du Conseil présidentiel de transition, mais aussi la crédibilité de la gouvernance dans un contexte déjà fragile.
Cette sortie intervient alors que les tensions politiques s’intensifient autour du gouvernement de transition, dans un climat où la pression internationale et les divergences internes menacent l’équilibre institutionnel. La position de Fritz Alphonse Jean ajoute une nouvelle couche de polémique à une scène politique déjà fortement secouée.
Jean Daniel PIERRE
