Festival Quatre Chemins 2025 : la 22e édition démarre autour du thème “Pawòl Tifi”
Le Festival Quatre Chemins a officiellement ouvert, lundi 24 novembre 2025, sa 22? édition lors d’une cérémonie organisée dans la cour de la Direction Nationale du Livre (DNL). La rencontre a réuni un large public composé d’artistes, de responsables d’institutions, de représentants diplomatiques et d’acteurs culturels, signe de l’envergure que continue de prendre ce rendez-vous annuel dans le milieu artistique haïtien.
Dans une atmosphère conviviale, écrivains, metteurs en scène, comédiens et invités de marque se sont retrouvés pour célébrer le lancement d’un festival qui, depuis plus de vingt ans, s’est imposé comme un espace de création et de dialogue. Les responsables ont insisté sur l’importance de maintenir cette plateforme vivante, en dépit des défis que traverse le pays, afin de permettre aux œuvres contemporaines d’exister et de toucher le public.
Cette édition est portée par le thème “Pawòl Tifi”, une orientation qui place la parole et les réalités des jeunes filles au cœur de la programmation. À travers spectacles, lectures, débats, formations et interventions artistiques, le festival souhaite questionner la place accordée aux filles dans les récits sociaux, tout en valorisant leurs expériences, leurs imaginaires et leur contribution à la société.
Les activités préliminaires, rencontres, ateliers, expositions, performances, ont déjà donné un aperçu de l’énergie qui marque cette édition. Elles ont permis de mettre en avant des voix nouvelles et des démarches artistiques ancrées dans les questionnements contemporains.
Au fil des prochains jours, la programmation continuera d’explorer ce thème sensible et essentiel, grâce à une série d’événements qui mêlent théâtre, littérature, performance, poésie et réflexion citoyenne.
Avec cette 22? édition, le Festival Quatre Chemins confirme une fois de plus son rôle de laboratoire culturel et de lieu d’expression libre. En mettant en avant “Pawòl Tifi”, il invite le public à regarder la société à travers le regard des jeunes filles et à reconnaître l’importance de leurs histoires dans la construction du récit collectif haïtien.
Jean Daniel PIERRE
