FÒS fait front devant la Villa d’accueil : un acte de résistance contre la faillite politique

FÒS fait front devant la Villa d’accueil : un acte de résistance contre la faillite politique

Ce vendredi 23 mai 2025, la « Federasyon Òganizasyon Sosyalis », connue sous le sigle FÒS, a organisé un sit-in devant la Villa D’accueil, à Port-au-Prince. Dans une Haïti prise au piège d’une crise sociale et politique sans précédent, les militants de FÒS sont venus réaffirmer leur engagement en faveur de la dignité, de la justice et du droit du peuple haïtien à vivre librement sur sa terre.

Ce mouvement, qui se veut une réponse à des décennies de trahison politique depuis la chute de la dictature en 1986, accuse ouvertement la classe dirigeante d’avoir conduit le pays à sa perte. Pour Bronson Pierre, alias Ti Chapo, porte-parole de FÒS, cette mobilisation marque le début d’une vaste remobilisation populaire. « Défendre la vie du peuple haïtien n’est pas négociable », a-t-il déclaré, appelant à l’éveil des consciences et à l’unité des forces progressistes.

Des menaces d’agression visant à empêcher le rassemblement ont été signalées, émanant de milieux proches du pouvoir, notamment du CPT, selon Libere Lapawòl. Mais cela n’a pas suffi à décourager les participants. Dans un climat d’intimidation, les militants ont tenu leur position, armés de leur parole, de leur solidarité et de leur foi en la résistance populaire.

Le sit-in a mis en lumière des injustices criantes. Certains employés administratifs de la Police nationale n’ont jamais été rémunérés, malgré des nominations remontant à plus de trois ans. Des enseignants à travers le pays attendent toujours un traitement. Pourtant, ceux qui protestent sont souvent réprimés par cette même police censée les protéger. FÒS y voit un symptôme d’un État cynique, incapable de remplir ses fonctions les plus élémentaires.

La fédération a également dénoncé le traitement réservé aux ouvriers haïtiens, qui, malgré un coût de la vie exorbitant, doivent survivre avec un salaire minimum dérisoire. Ce modèle économique fondé sur l’exploitation d’une main-d’œuvre paupérisée est, selon FÒS, l’un des piliers d’un système injuste qu’il faut renverser.

Mais au-delà des dénonciations, FÒS trace une perspective : une Haïti débarrassée des politiciens corrompus, des gangs armés, et d’un système de gouvernance basé sur le mépris et la prédation. Le rêve, porté haut par les militants, est celui d’un pays reconstruit par et pour ses enfants, où la parole est libre, les droits garantis, et la solidarité un principe fondateur.

En conclusion, la « Federasyon Òganizasyon Sosyalis » appelle tous les Haïtiens, d’ici et d’ailleurs, à rester mobilisés. Car dans un pays menacé d’effondrement, la vigilance citoyenne et la résistance collective sont les derniers remparts contre la disparition.

Jean Daniel PIERRE

GPL Media Libre

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