Haïti : Les gangs armés tuent, volent, pillent et incendient des maisons

Haïti : Les gangs armés tuent, volent, pillent et incendient des maisons

La situation reste tendue dans la capitale haïtienne et dans ses environs. Depuis environ une semaine, des criminels de la coalition de gangs ‘’Viv Ansanm » lancent des attaques coordonnées contre plusieurs quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-prince où ils ont assassiné des gens, pillé et incendié des maisons.

A Tabarre 25 et 27, des individus armés ont fait irruption dans ces deux quartiers et ont tué près d’une vingtaine de personne, selon le Réseau National de Défense des Droits Humains. À Delmas 19, 30 et à Nazon, les criminels ont mené des attaques criminelles où ils ont perpétré les mêmes forfaits.

13 mille déplacés en une semaine

Face à cette nouvelle vague de violence, des milliers d’Habitant ont dû fuir leurs domiciles vers le haut Delmas. Selon l’Organisation Internationale de la Migration (OIM), 13 mille personnes ont quitté leurs maisons à cause des attaques criminelles cette semaine.

Ces déplacés, pour la plus part, qui ont emporté avec eux des sacs à dos contenant leurs documents les plus importants, se sont réfugiés dans des camps des déplacés. Une situation qui aggrave la crise humanitaire en Haïti où près de la moitié de la population se retrouve en situation d’insécurité alimentaire.

Le gouvernement haïtien face à l’insécurité

En dépit de nouveaux changements et de nouvelles nominations qui se sont opérés au niveau du gouvernement, la situation sécuritaire du pays ne cesse de se détériorer. Mario Andrésol, ancien directeur général de la police nationale d’Haïti, avait pris fonction il y a un mois comme secrétaire d’Etat à la Sécurité publique. Dans son discours, il avait annoncé qu’ il allait tout faire pour apporter une solution à ce problème. Mais, les gangs continuent de marcher sur Port-au-Prince sous les yeux passifs des autorités.

Plusieurs directeurs généraux des organismes autonomes ont été nommés par le pouvoir en place au cours de la semaine dernière. Cette décision, dite partage de responsabilité, vise, selon les Conseillers-Présidents et la Premier ministre, à redresser la barque du pays.

Le pays sombre dans le chaos avec les bandits armés qui continuent de semer le deuil au quotidien. Des écoles, des universités, des hopitaux et des magasins sont pillés puis incendiés par les assaillants, dirigés par le chef de gang Jimmy Cherizier alias Barbecue.

Wilder Sylvain

GPL Media Libre

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