Haïti : l’interminable va-et-vient des vautours
Définitivement, Ariel Henry c’est de l’histoire ancienne, même si sa gouvernance catastrophique et démoniaque pèse encore lourdement sur notre quotidien et affectera infailliblement notre futur. C’est plus qu’une évidence en jetant un œil sur les indicateurs socio-économiques actuels. Tous sont au rouge. Après l’installation des 9 membres du Conseil Présidentiel de Transition, ces derniers ont finalement achevé le processus de la mise en place d’un nouveau gouvernement, installé le mardi 12 juin 2023. Qu’adviendra-t-il avec ces nouveaux patrons ?
Après les folles tractations et les machinations politiques venant des tendances différentes au sein du CPT, les politiciens ont finalement complété l’exécutif bicéphale en dehors de la Constitution et des lois de la République. 14 ministres pour 18 ministères, voilà le schéma du gouvernement qui a pour vocation de « résoudre » le phénomène de l’insécurité, redresser l’économie nationale, organiser des élections entre autres. Tous ces grands chantiers doivent être réalisés avant le 7 février 2026.
Questionnons l’évidence pour pouvoir sortir de ce grand rêve. Comment ceux et celles qui avaient participé à la mise à mort du pays pourront-ils parvenir à changer la situation actuelle ? Question légitime. Il n’est un secret pour personne : la majorité des hommes et des femmes qui sont au pouvoir aujourd’hui, ce sont eux qui, d’une façon ou d’une autre, avaient ajouté une étoile de malheur dans le ciel de la nation haïtienne.
Ils se sont entendus, sans être mandatés par la population haïtienne, donc des illégitimes qu’ils sont, à prendre les rênes du pouvoir politique afin, disons le ainsi, de redorer l’image d’un pays qu’ils ont eux-mêmes pillé et vandalisé. Comme toujours, des potentats laissent des privilèges en terre étrangère pour venir occuper de hautes fonctions au sein de l’État pour des résultats nuls. Nuls au point qu’on se questionne sur leurs véritables missions.
La formule utilisée face à la colère populaire pour colmater les brèches du système, depuis toujours, est qu’on change les masques, mais ce sont les mêmes visages qui continuent de fabriquer la mort un peu partout sur le territoire national. Cette formule, comme le théorème de Pythagore dans la géométrie euclidienne, est bien maîtrisée par les pirates d’Haïti. Bec dans l’eau, la population en attente de résultats de ses bourreaux avec de nouveaux masques.
Wilder Sylvain
