Le Nord-Ouest frappé par des inondations meurtrières, au moins 12 morts et des dégâts considérables
Le département du Nord-Ouest traverse une situation dramatique après trois jours de pluies torrentielles, du 11 au 13 avril 2026. Les communes de Port-de-Paix, Saint-Louis-du-Nord et Anse-à-Foleur sont particulièrement touchées. Le bilan humain et matériel s’alourdit, tandis que les autorités tirent la sonnette d’alarme face au risque d’une crise humanitaire.
Les fortes précipitations enregistrées entre le 11 et le 13 avril 2026 ont provoqué de graves inondations dans le département du Nord-Ouest, plongeant plusieurs communes dans le chaos. Selon la Direction départementale de la Protection civile, au moins 12 personnes ont perdu la vie, notamment dans les 1ère, 3e et 4e sections de Saint-Louis-du-Nord.
Plusieurs blessés ont également été signalés. Parmi eux, une personne hospitalisée à Saint-Louis-du-Nord et une femme grièvement touchée après avoir tenté de traverser les eaux à Bas Vieux-Joux. Les crues soudaines ont surpris de nombreuses familles, emportant tout sur leur passage, particulièrement dans des zones où les habitations sont souvent précaires.
À Port-de-Paix, le tableau est tout aussi alarmant. Plus de 800 maisons sont inondées, contraignant des centaines de familles à fuir vers des zones plus élevées. Des quartiers entiers se retrouvent isolés après la destruction de plusieurs infrastructures routières.
L’un des symboles les plus marquants de cette catastrophe reste l’Hôpital Autrichien, aujourd’hui submergé. Des salles de soins envahies par les eaux, du matériel endommagé et des patients évacués en urgence : le principal centre hospitalier de la zone est désormais hors service, au moment même où les besoins sanitaires augmentent considérablement.
Par ailleurs, le pont de Ti Rivyè, axe stratégique pour la circulation départementale, a été complètement détruit. Plusieurs routes sont devenues impraticables, paralysant les transports, les échanges commerciaux et l’accès aux services de base. Les activités agricoles, scolaires et économiques sont fortement perturbées dans l’ensemble des zones affectées.
Selon des sources locales, les communications sont également perturbées, compliquant les opérations de secours et d’évaluation des dégâts. Les autorités haïtiennes ont placé le département en état d’alerte maximale et appellent à une mobilisation urgente afin de venir en aide aux sinistrés.
Alors que les pluies continuent de tomber par intermittence, la population vit dans la crainte de nouvelles inondations. Au-delà de l’urgence immédiate, c’est désormais la question de la reconstruction et de la résilience qui se pose pour un département déjà fragilisé, confronté à une catastrophe d’une ampleur exceptionnelle.
Steeve Luc PIERRE
