Anticorruption : Hans Jacques Ludwig Joseph représente Haïti comme expert dans l’évaluation des avancées de l’Équateur

Anticorruption : Hans Jacques Ludwig Joseph représente Haïti comme expert dans l’évaluation des avancées de l’Équateur

La République d’Haïti participe, depuis le 24 mars, à une mission d’évaluation de la République de l’Équateur dans le cadre du sixième cycle du Mécanisme de suivi de la mise en œuvre de la Convention interaméricaine contre la corruption (MESICIC), sous l’égide de Organisation des États Américains.

Conduite par Me Hans Jacques Ludwig Joseph, Directeur général de l’ULCC et expert principal pour Haïti, cette mission mobilise plusieurs cadres techniques de l’institution. Elle se déroule jusqu’au 26 mars en collaboration avec le Salvador, dans le cadre d’un sous-groupe d’analyse chargé d’examiner les dispositifs équatoriens en matière de lutte contre la corruption.

Membre du MESICIC depuis décembre 2010, Haïti n’en est pas à sa première participation à ce type d’exercice. Le pays avait été évalué en 2014 par le Panama et l’Équateur. Ce mécanisme repose sur un principe de réciprocité entre États membres, favorisant la coopération régionale et le partage d’expériences dans la prévention et la répression des infractions financières.

Créé en 2002, le MESICIC est l’organe de l’OEA chargé d’évaluer les cadres juridiques et institutionnels des États membres en matière de lutte contre la corruption. Il regroupe aujourd’hui 33 pays et vise à promouvoir la coopération, l’échange de bonnes pratiques et la formulation de recommandations pour renforcer la transparence et la gouvernance publique.

Les travaux en cours portent notamment sur la criminalisation de la corruption transnationale, les procédures d’extradition, la lutte contre l’enrichissement illicite et la levée du secret bancaire dans les dossiers de corruption. Les échanges associent les autorités équatoriennes ainsi que des représentants de la société civile.

Bien que qualifiée de « visite in situ », cette mission se déroule exceptionnellement de manière virtuelle. Selon l’ULCC, cette modalité n’altère pas la qualité de l’évaluation, le MESICIC demeurant un outil de référence pour harmoniser les législations et renforcer les mécanismes de transparence dans la région.

À travers cette participation, les autorités haïtiennes entendent réaffirmer leur engagement dans la lutte contre la corruption et leur volonté de contribuer activement aux efforts continentaux visant à combattre l’impunité et à promouvoir une gestion publique plus rigoureuse.

Jean Daniel PIERRE

GPL Media Libre

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