Panique à Port-au-Prince : le Premier ministre condamne fermement les blocages
Une vive tension a régné ce mercredi matin dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, où plusieurs axes routiers ont été paralysés par des barricades et des pneus enflammés, provoquant panique, embouteillages et perturbations majeures des activités économiques et sociales.
Dans un communiqué publié ce 21 janvier, la Primature a indiqué que le Premier ministre, Monsieur Alix Didier Fils-Aimé, condamne avec la plus grande fermeté ces actes de blocage, qu’il considère comme une atteinte grave à la liberté de circulation et à la cohésion nationale.
Selon la Primature, le Chef du Gouvernement rappelle que nul ne peut, sous aucun prétexte, prendre en otage l’espace public au détriment de la population, réaffirmant son attachement au rétablissement de l’ordre public, à la sécurité collective et au respect de l’État de droit.
Informé de la situation dès les premières heures, le Premier ministre a instruit le Directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH) de mobiliser tous les moyens nécessaires afin de lever les barricades, sécuriser les axes stratégiques et rétablir la libre circulation dans les zones affectées, précise la Primature.
Toujours selon la note officielle, le Chef du Gouvernement affirme assumer pleinement les responsabilités que lui confère la Constitution, notamment en matière de protection des personnes, des biens et des infrastructures stratégiques. Il prévient que l’État restera ferme, vigilant et résolu face à toute tentative de désordre ou de déstabilisation, tout en veillant au respect des droits fondamentaux et à l’application rigoureuse de la loi.
La Primature souligne toutefois que le Premier ministre demeure ouvert au dialogue républicain, tout en rappelant que les revendications, quelles qu’elles soient, doivent s’exprimer exclusivement dans le cadre des lois de la République et dans le respect de l’ordre public.
Enfin, le Gouvernement assure qu’il agira avec détermination et discernement pour garantir la sécurité, la stabilité et la continuité de la vie nationale, des conditions jugées essentielles au retour de la paix sociale et au développement du pays.
