Après l’hyper-communication de Garry Conille vient le silence d’Alix Didier Fils-Aimé

Après l’hyper-communication de Garry Conille vient le silence d’Alix Didier Fils-Aimé

Haïti, pays des Caraïbes subissant la dictée visible de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis, est plongé dans une crise multidimensionnelle sans précédent avant, pendant et après l’assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021. Cette crise, sur le plan politique, est manifestement visible avec la non-organisation des élection depuis près d’une décennie et le passage de 3 Premiers ministres en 3 ans à la Primature. 

Le Premier ministre Garry Conille, poussé à la sortie 5 mois après sa prise de fonction, n’a pas pu faire mieux que son prédécesseur, Ariel Henry, lui, retenu en otage aux Etats-Unis. À la seule différence, Garry Conille et son équipe  infestaient les réseaux sociaux de discours, de vidéos et de photos de ses différentes rencontres et visites. 

Mais, la crise restait la même jusqu’à sa destitution par le Conseil Présidentiel de Transition pour une question de remaniement ministériel (partage de responsabilité) à laquelle il s’opposait catégoriquement. Son éviction a conduit à l’arrivée d’Alix Didier Fils-Aimé, ancien candidat à la sénatoriale et proche du secteur privé des affaires.

Contrairement à Garry Conille, Alix Didier Fils-Aimé ne s’affiche pas trop sur les réseaux sociaux et, depuis après son installation, il n’a prononcé aucun discours. Pas même une adresse à la nation en ce temps de détresse. Seulement quelques petits communiqués aux écritures diplomatiques, venant de la primature, ont vu le jour. Bien que les gangs aient continué à prendre du territoire, le nouveau Premier ministre se retranche dans un silence assourdissant laissant Port-au-Prince entre les mains des criminels. 

Certes, la population n’a plus besoin de discours somnifères comme l’avait fait Garry Conille durant son règne, elle a ,toutefois, besoin d’écouter des  paroles rassurantes et de voir des actions concrètes venant d’un chef de gouvernement pour pouvoir garder espoir sur un lendemain meilleur. Bien qu’il ait organisé son premier conseil des ministres, Alix Didier Fils-Aimé, jusqu’à présent, n’a pipé mot à la population souffrante. 

Du chaos régnant aux quartiers populaires jusqu’à la crise humanitaire aigue qui y bat son plein, la population reste en souffrance en assistant uniquement aux changements infructueux de ses dirigeants. Peut-être le nouveau Premier ministre cherche à prendre connaissance de nos maux avant de prononcer ses mots. Entre-temps, la situation s’est empirée depuis sa nomination à la Primature le 8 novembre dernier. 

Wilder Sylvain

GPL Media Libre

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