Kenscoff : les demandes de renfort du commissariat restées sans réponse avant l’attaque, selon le RNDDH
Le responsable du commissariat a été informé d’une éventuelle attaque armée sur Kenskoff. Mais, ses demandes « répétées » de renforts humains et matériels auprès de sa hiérarchie, sont restées sans réponse, révèle le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
L’attaque, revendiquée par des membres de la coalition armée Viv Ansanm, a fait au moins 71 morts et entraîné l’enlèvement de 71 personnes entre le 23 et le 24 Aout 2026. Elle intervient dans un contexte de réduction de 60 % des effectifs affectés à la sécurité de la juridiction de Kenscoff, selon un rapport de RNDDH, bien que l’assaut des criminels était imminent.
En juillet et en Aout, deux massacres ont fait 164 morts et des dizaines de disparus à Kenskoff, rapporte l’organisation de Droits humains. Parmi les victimes identifiées figurent 21 personnes âgées de 65 à 90 ans, 36 femmes et 7 enfants. Au moins 23 autres personnes ont été blessées par balles ou à l’arme blanche, a rapporté l’organisation.
Des personnes enlevées, treize, dont sept femmes et six enfants, ont été libérées le 28 août avec le soutien de l’Unicef et de responsables communautaires, selon l’organisation.
Plusieurs dizaines de maisons ont également été incendiées, dont celles du docteur William Pape, directeur de GHESKIO, et du magistrat Bob Joachim, juge titulaire du tribunal de paix de Kenscoff. Des véhicules et des sites accueillant des personnes déplacées, dont le camp Anc de Robin, ont aussi été touchés.
Pour le RNDDH, ces révélations illustrent la vulnérabilité de Kenscoff face aux attques armées. L’organisation demande aux autorités de renforcer le dispositif sécuritaire dans la commune afin de mieux protéger la population.
