Martissant : la PNH atteint son ancien commissariat, sans pouvoir y pénétrer

Martissant : la PNH atteint son ancien commissariat, sans pouvoir y pénétrer

Plusieurs années après avoir été contraints d’abandonner leur base à Martissant sous la pression des groupes armés, les forces de l’ordre ont effectué un retour symbolique dans la zone. Ce mercredi 18 mars 2026, les forces de l’ordre ont atteint les abords du sous-commissariat déserté depuis près de cinq ans, dans le cadre d’une série d’opérations lancées depuis le 12 mars dans la région métropolitaine.

Considérée comme un bastion des groupes armés, cette zone stratégique reliant Port-au-Prince au Grand Sud était restée hors du contrôle de l’État pendant plusieurs années. Arrivées sur place, les forces de l’ordre ont pu atteindre leur ancien sous-commissariat, abandonné lors de la montée en puissance des gangs. Toutefois, elles n’ont pas pu pénétrer l’enceinte du bâtiment, celui-ci ayant été partiellement détruit par des groupes armés au fil du temps. Malgré cette limite, cette progression, même brève, revêt une portée symbolique importante.

L’opération s’est déroulée dans un climat de fortes tensions. Une onde de panique a été ressentie jusque dans la zone de Fontamara, où plusieurs établissements scolaires ont été contraints de libérer précipitamment leurs élèves face à la détérioration de la situation sécuritaire. Des habitants rapportent également avoir entendu au moins trois détonations assimilées à des drones explosifs dans les environs de Martissant, accentuant la peur au sein de la population.

Les affrontements entre la police et les groupes armés ont également provoqué d’importantes perturbations. Jusqu’à ce mercredi, des centaines d’habitants de l’entrée sud de la capitale se retrouvent bloqués au centre-ville, incapables de regagner leurs domiciles en raison de l’intensité des combats.

Si cette avancée de la PNH constitue un signal encourageant dans la reconquête de Martissant, elle met aussi en évidence l’ampleur des défis à relever pour un retour durable de l’autorité de l’État dans cette zone stratégique, longtemps livrée à la violence des groupes armés.

GPL Media Libre

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