Après le Pacte national, le Premier ministre laisse le pays pour la CARICOM 

Après le Pacte national, le Premier ministre laisse le pays pour la CARICOM 

Au lendemain de la signature du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, un document paraphé par plusieurs acteurs politiques souvent accusés d’opportunisme et de calculs gourmands, le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, s’envole pour la région. Direction Saint-Kitts-et-Nevis, où il doit prendre part à la 50? Réunion ordinaire de la Conférence des Chefs de gouvernement de la CARICOM.

Officiellement, il s’agit pour le Chef du Gouvernement de représenter Haïti à cette rencontre de haut niveau, organisée autour du thème « Aller au-delà des paroles : agir aujourd’hui pour une CARICOM prospère et durable ». Sécurité régionale, intégration économique, résilience climatique, sécurité alimentaire et coopération politique figurent à l’agenda.

Mais ce déplacement intervient dans un contexte particulier. À Port-au-Prince, le gouvernement vient tout juste de faire signer un Pacte présenté comme une étape décisive vers des élections crédibles et une stabilisation institutionnelle. Pour l’Exécutif, ce document doit servir de gage de bonne foi auprès des partenaires régionaux et internationaux. Le voyage du Premier ministre apparaît ainsi comme une séquence diplomatique stratégique, présentant à la région un visage d’unité politique quelques heures seulement après avoir rassemblé autour d’une même table des figures longtemps associées aux blocages institutionnels.

Le Premier ministre sera accompagné d’une délégation restreinte composée de son conseiller spécial Me Guerly Leriche, de Mme Raina Forbin, membre du Cabinet, et d’un agent de sécurité. En marge des travaux, il prévoit des rencontres bilatérales avec plusieurs dirigeants caribéens ainsi qu’un entretien annoncé avec le Secrétaire d’État américain, Marco Rubio.

Selon le communiqué officiel, le Chef du Gouvernement réaffirmera l’engagement d’Haïti en faveur de la stabilité régionale et de la coopération au sein de l’espace caribéen. Reste à savoir si le Pacte fraîchement signé convaincra les partenaires d’Haïti de la solidité de cette nouvelle dynamique.

Au-delà des discours diplomatiques, c’est la mise en œuvre concrète des engagements pris à Port-au-Prince qui déterminera si cette tournée régionale relève d’un véritable tournant politique ou d’une opération de communication destinée à rassurer l’extérieur pendant que les équilibres internes demeurent fragiles.

GPL Media Libre

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