Fort-Jacques : l’inspecteur Hold Jean Estherlin tué par balles dans des circonstances obscures

Fort-Jacques : l’inspecteur Hold Jean Estherlin tué par balles dans des circonstances obscures

Un événement aux contours particulièrement inquiétants s’est produit hier mardi 30 décembre 2025 dans la soirée, à Pétion-Ville. L’inspecteur divisionnaire Hold Jean Estherlin, dit « Blan », responsable du sous-commissariat de Fort-Jacques, a été mortellement atteint par balles lors d’une intervention policière de routine.

Les faits se sont déroulés aux environs de 22 heures, alors que l’officier participait à une patrouille régulière dans sa zone de responsabilité. Selon une source policière, l’intervention ne présentait aucun caractère grave ou à haut risque, ce qui rend l’issue fatale d’autant plus troublante.

Cependant, en l’espace de quelques minutes, la situation a dégénéré. Des individus armés, non identifiés, ont ouvert le feu, atteignant mortellement l’inspecteur. Les assaillants ont ensuite pris la fuite, sans qu’aucune arrestation ne soit signalée jusqu’à présent.

L’inspecteur Hold Jean Estherlin était reconnu pour sa ligne dure contre les groupes armés, notamment contre le groupe criminel Viv Ansanm, très actif dans certaines zones sensibles. Il s’était imposé comme une figure centrale de la lutte contre l’insécurité à Fort-Jacques.

Son engagement se résumait à un slogan devenu emblématique : « Depi w dòmi ou mouri », une devise qui traduisait une vigilance permanente et une volonté de ne laisser aucun répit aux terroristes, contraints de vivre sous pression constante. Jour et nuit, l’officier menait la bataille aux côtés de ses hommes, ce qui lui valait à la fois respect et hostilité.

Dans les heures qui ont suivi le drame, le malaise s’est rapidement installé au sein de la Police nationale. Des policiers qui n’étaient pas présents sur les lieux au moment des faits évoquent, en privé, une thèse troublante, sans toutefois avancer la moindre certitude.

Ces interrogations reposent notamment sur le fait que l’intervention en cours était jugée sans danger particulier, ce qui alimente des doutes sur le déroulement réel des événements. Néanmoins, aucune preuve ne permet, à ce stade, de confirmer une quelconque hypothèse, et les faits demeurent non élucidés.

Par ailleurs, une vidéo montrant le corps sans vie de l’inspecteur a été diffusée sur les réseaux sociaux, provoquant une vive émotion et renforçant le climat de confusion. Cette diffusion non maîtrisée soulève de sérieuses questions sur la sécurisation de la scène et la gestion de l’information.

Plus préoccupant encore, l’institution policière n’a, jusqu’à présent, publié aucun communiqué officiel pour expliquer les circonstances exactes de la mort de l’officier. Ce silence prolongé contribue à nourrir les spéculations et accentue la gravité de l’affaire.

Dans la commune de Pétion-Ville, la disparition du responsable du sous-commissariat de Fort-Jacques suscite une vive inquiétude. De nombreux habitants estiment que sa mort représente un coup dur pour la lutte contre Viv Ansanm, craignant que ce vide sécuritaire ne profite aux groupes armés.

En attendant les conclusions d’une enquête, l’assassinat de l’inspecteur Hold Jean Estherlin reste entouré de zones d’ombre. Un dossier sensible, qui pose une fois de plus la question de la sécurité des policiers engagés en première ligne et de la transparence des institutions face à des faits aussi graves.

GPL Media Libre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *