Le black-out revient à Port-au-Prince : nouvelle défaite du CPT à Mirebalais !

Le black-out revient à Port-au-Prince : nouvelle défaite du CPT à Mirebalais !

Encore une fois, Port-au-Prince et ses environs plongent dans le noir. Des organisations protestataires, qui dénoncent la passivité des autorités face à l’insécurité, ont forcé l’arrêt de la centrale hydroélectrique de Péligre. Alors qu’un mois plutôt, Fritz Alphonse Jean, président du conseil présidentiel de transition, avait annoncé avoir trouvé, à coups de promesse, un accord avec les manifestants pour rétablir l’éléctricité dans la capitale.

Les promesses peinent à être tenues plus d’un mois après. L’insécurité s’intensifie à Mirebalais et Saut-d-Eau, deux communes situées dans le département du Centre. Des bandits armés, au cours du wee-kend écoulé, ont fait parler leurs armes . Au termes d’intenses combats, la ville est encore sous le contrôle de la coallition « Viv Ansanm ».

Depuis la prise d’asssaut de la ville de Mirebais le 31 mars dernier par les criminels, presque tout est à l’arrêt. Le transport, le commerce sont dysfonctionnels. Des milliers d’habitants ont pris la fuite, laissant derrière eux terreur, souvenirs et biens. Depuis, le CPT multiplie ses promesses sans poser de véritables actions pour permettre un retour au calme.

Où est passée l’économie de Guerre de Fritz Alphonse Jean ?

Même avant son tour à la présidence du CPT, Fritz Alphonse Jean arborait une casquette de sauveur à travers une formule qui lui est propre : économie de guerre. Cette réthorique portée par l’ancien Gouverneur de la Banque de la République d’Haïti ( BRH) aurait de quoi susciter l’admiration de certaines gens, ayant assez de la violence.

Se disant vouloir insufler un nouveau leadership au CPT, M. Jean a pu, selon plus d’un, réaliser un bon coup : naissance d’un nouveau budget. La signature de ce budget, baptisé budget de guerre, a consacré l’ère du représentant Montana qui, dit-il, veut en finir avec la violence des gangs. Mais, plus de 2 mois après, la situation s’est détériorée.

Les rares quartiers de Carrefour-Feuilles, qui abritaient un petit nombre de personnes, sont aujourd’hui vidés de leurs occupants. À Pacot, Kenscoff, le quotidien des habitants est ponctué de tirs nourris. Le CPT se bouche les yeux et les oreilles face à cette triste réalité. Entre-temps, les promesses de sécurité s’enflent.

Comme ses prédecesseurs, Fritz Alphonse Jean semble dépassé par les évènements. Il peine à mettre en application son grops budget pour combattre l’insécurité. Si Leslie Voltaire s’était appuyé vainement sur la prière en vue de rouvrir au moins une route nationale, sur qui ou quoi Fritz Aplonse Jean peut-il compter pour mettre de l’odre ?

Wesker Sylvain

GPL Media Libre

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