Leslie Voltaire, une tempête dans un verre d’eau !

Leslie Voltaire, une tempête dans un verre d’eau !

Il a mordu la poussière, le représentant de Fanmi Lavalas au sein du CPT. Rouvrir au moins une route nationale devient, c’est acté, un coquille vide. Leslie Voltaire, à l’instar de beaucoup d’autres dirgeants haïtiens, n’est pas arrivé à tenir sa plus grosse promesse faite au pays, celle de débloquer au moins un axe routier principal pour permettre la libre circulation des Haïtiens, ayant assez de la violence des gangs armés qui contrôlent environ 80% de Port-au-Prince.

M. Voltaire s’apprête à passer la main à Fritz Alphonse Jean ce vendredi 7 mars après avoir dirigé le conseil présidentiel pendant 6 mois. Ses 180 jours, ayons le courage de dire la vérité, sont surtout marqués par des voyages à l’étranger, sans donc poser nulle action concrèts pour sortir le pays du bourbier dans lequel il se trouve.

D’un côté, si, du représentant du collectif 30 janvier, Edgard Leblanc Fils, on ne retient que son discours prononcé à la 79ème Assemblée Générale de l’ONU , de l’autre, on gardera du passage de Leslie Voltaire ces petites virées en terre étrangère, notamment à Vatican et en France, et sa promesse non sortie de l’œuf : chasser des criminels sur au moins une route nationale.

L’architecte n’a pas pu passer de la parole aux actes, alors que la coallition criminelle « Viv Ansanm » continue de gagner du terrain en multipliant ses massacres, en défiant les forces de l’ordre et en paralysant presque toutes les activités dans la capitale.

Après une balade ou, si vous voulez, une visite oficielle sur le continent européen du 23 au 31 janvier dernier, Leslie Voltaire était revenu au bercail pour présenter son bilan. C’est comme si on avait pas assisté à assez de bêtises par le passé. En effet, il a annoncé avoir remis le pays entre les mains de notre-Dame du Perpétuel socours, lors d’une rencontre avec le pape François, en vue d’une solution à la crise multidimentionnelle qui ronge Haïti. Les déclarations de M. Voltaire sont, qu’on se dise, celles d’un homme d’État incapable de répondre aux responsabilités pour lesquelles il a été appelé.

Les voies stratégiques, sous contôle des gangs armés, restent bloquées près d’un an après la mise en place du CPT. Les conditions nécessaires pour la tenue du réferendum et des élections tardent à venir. Se voulant charismatique, Leslie Voltaire joue qui pisse le plus loin par rapport à ses pairs.

Peut-être, son successeur, Fritz Alphonse Jean, puisqu’il plaidait souvent pour une économie de guerre, pourrait trouver la formule -magique, qui sait, pour contrecarrer les criminels et faire revenir le calme. Peut-être, il retirerait la responsabilité de sauver un pays entre les mains du divin. Peut-être, il rouvrirait plus qu’une route nationale.

Déjà, mentir serait devenu l’apanage des dirigeants de ce pays. En 2021, Claude Joseph, premier ministre par intérim, avait déclaré avoir fait revenir le calme sur l’axe routier Martissant-Fontamara. Et ce, en 72 heures. Mais, la vérité est que depuis le premier juin 2021, ce sont des bandits qui ont le plein contrôle sur l’entrée sud de la capitale. Face à se mensonges répétés, que peut-on espérer du Conseil Présidentiel de Transition dont trois membres sont cités dans un scandale de corruption ?

Wesker Sylvain

GPL Media Libre

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