Le Conseil présidentiel au bord de l’implosion, la Caricom tente de calmer le jeu
La bataille pour le contrôle du pouvoir renvoie les membres du Conseil présidentiel de transition dos à dos. Le bloc majoritaire qui a désigné Edgard Leblanc président du CPT reste ferme sur sa position, tandis que l’Accord Montana dénonce et fait d’autres propositions. Chacun des groupes foule au pied l’Accord du 3 avril 2024. Dans ce tohu-bohu, la Caricom veut mettre de l’ordre.
Le Conseil présidentiel est-il au bord de l’implosion ? La question se pose et s’impose considérant l’attitude des parties prenantes dont l’Accord de Montana favorable et le Bloc majoritaire qui sont à couteaux tirés pour le contrôle de la structure transitionnelle.
Le professeur Ted St Dic de Montana et Claude Joseph de la coalition RED/EDE/Compromis historique ont exprimé leur position ce matin sur les ondes de Radiotélévision Caraïbes au journal Premye Okazyon.
Le groupe Montana qui, récemment a évoqué une velléité trop manifeste des « mafias » politiques et économiques qui veulent contrôler le Conseil présidentiel en réaction à la désignation d’Edgard Leblanc, propose aujourd’hui une présidence tournante à la tête du CPT. Intervenant sur RTVC, Ted St Dic a expliqué que cette présidence tournante aura une durée de 7 mois avec possibilité pour 3 des 7 membres votant d’être aux commandes. Cette démarche qui, selon plus d’un, relève de l’utopie est en inadéquation avec les prescrits de l’accord et le document cadre créant le CPT.
« Le comportement affiché par Montana suite à la désignation d’Edgard Leblanc est discriminatoire, raciste et hégémonique », a déclaré pour sa part Claude Joseph qui se perd dans un discours noiriste dépassé, selon plus d’un. Selon l’ancien serviteur du régime PHTK, l’Accord de Montana et Fanmi Lavalas de concert avec le secteur privé voulaient aussi construire une majorité sous les auspices d’Edouard Baussan. Pour Claude Joseph qui cherche à se refaire une virginité politique, ces protagonistes sont frappés par le complexe du Marsouin.
Pour l’instant , chacun de ces groupes piétine son propre accord au grand mépris de la population qui souffre après 32 mois de gouvernance catastrophique d’Ariel Henry. Les nouveaux groupes qui arrivent au pouvoir semblent n’avoir tiré aucune leçon de l’échec cuisant du gouvernement de facto démissionnaire.
Face à cette division qui règne au sein du Conseil présidentiel, la Caricom, en bon maître du jeu, tente d’appeler les protagonistes à l’ordre. En ce sens, une rencontre se tient ce jeudi après-midi entre les chefs d’État et de gouvernement de la CARICOM et les conseillers présidentiels.
Crédit Photo : Le Nouvelliste
