Conseil présidentiel de transition : Edgard Leblanc désigné président, l’Accord Montana crie au scandale
Le représentant de l’Accord du 30 janvier, Edgard Leblanc, a été désigné président de la structure transitionnelle. Ce mardi 30 avril 2024, une majorité au sein du CPT a dit « OUI » à l’ancien sénateur et responsable de l’OPL.
Quelques jours après l’installation du Conseil présidentiel de la transition, la structure est finalement dotée d’un président. Il s’agit d’Edgard Leblanc fils, ancien sénateur de la République, représentant du collectif 30 janvier au sein du CPT. Après les reports répétés des élections, à la grande surprise générale, c’est Edgard Leblanc qui a le privilège de présider cet organe de transition. Le responsable du parti politique Organisation du Peuple en Lutte (OPL) a été choisi par une majorité dégagée au sein du Conseil présidentiel pour occuper le poste de Président. Donc, il n’y a pas eu d’élections contrairement à ce qui a été prévu initialement.
Et cette majorité qui a désigné Edgard Leblanc comme président du CPT a voulu faire d’une pierre deux coups. Les membres des coalitions majoritaires ont recommandé Fritz Bélizaire, ancien ministre de la jeunesse, des sports et de l’action civique sous l’administration de René Preval pour le poste de Premier ministre. Ce choix qui ne semble pas faire l’unanimité, suscite beaucoup de débats.
Après la désignation d’Edgard Leblanc fils, les réactions et les désaccords se succèdent. Au sein même du Conseil présidentiel, les violons ne s’accordent. L’Accord de Montana parle d’une voie discordante, crie au scandale et à la violation de l’accord du 3 avril 2024. Le bureau de suivi de l’accord de Montana dénonce ce qu’il appelle le simulacre du collectif du 30 janvier, EDE/RED/ Compromis historique, Pitit Dessalinnes et accord du 21 décembre qui ont décidé de nommer un coordonnateur au sein du CPT et un Premier ministre sans respecter le mécanisme participatif. Ces 4 coalitions poursuivent les vieilles pratiques consistant à violer les principes sacro-saints, selon les signataires de l’accord de Montana.
Le groupe Montana évoque une velléité trop manifeste des « mafias » politiques et économiques qui veulent contrôler le Conseil présidentiel à l’idée de continuer à avoir la mainmise sur le pouvoir de l’État. Ne voulant pas faire machine arrière dans sa lutte pour sortir le pays du chaos, Montana invite les 4 secteurs qui ont pris les devants dans ce processus à se raviser afin de parvenir à des décisions qui visent l’intérêt général de la nation.
