11 mois perdus : le CPT enfonce Haïti dans la crise

11 mois perdus : le CPT enfonce Haïti dans la crise

Il y a un an, si l’on avait demandé à ceux et celles qui sont au pouvoir maintenant s’ils étaient capables de diriger une transition dans la bonne direction, ils auraient répondu positivement sans ambages. Mais, une fois au pouvoir, la réalité les rattrape. Un échec cuisant se dessine. Les maçons sont au pied du mur , mais le chantier peine à démarrer.

La classe politique haïtienne, toutes tendances et idéologies confondues, s’est réunie à bord d’une même table et elle a signé, sous la dictée de la Caricom, un accord le 3 avril 2024 pour diriger une transition politique. Cette volonté, saluée par une grande partie de la population haïtienne et la communauté internationale, semble être la plus venimeuse pour le pays. Rien n’a changé 11 mois plus tard. Un massacre , deux massacres, trois massacres… Ainsi de suite.

11 mois plus tard, le Conseil Présidentiel de Transition, structure présidentielle composée de 9 membres, n’arrive pas honorer ses engagements envers la population. L’un d’entre eux consistait à rétablir l’autorité de l’Etat en passant par la pacification du territoire. Le CPT fait du surplace. La situation s’est aggravée. Les conseillers-présidents se contentent de condamner les actes criminels. Ils voyagent. Ils partagent le gâteau (le pouvoir).

Entre scandales de corruption et l’inaction, le Conseil Présidentiel de Transition brule 11 mois du pouvoir. Trois coordonnateurs se succèdent ; le Conseil ne donne aucun résultat. Le CPT révoque le premier ministre Garry Conille pour le remplacer par Alix-Didier Fils-Aimé, la situation reste la même. D’échec en échec.

Que doit-on espérer dans les 9 prochains mois qui restent au CPT ? Si en 11 mois, cette structure présidentielle ne donne pas de résultat, est-ce que dans 9 mois il fera quelque chose ? Entre-temps, les « territoires perdus » s’accumulent. Les massacres aussi. Les gangs deviennent de plus en plus puissants.

Wilder Sylvain

GPL Media Libre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *