Carlin Trezil, l’image de la Photographie en Haïti
Carlin Trezil, photographe et graphiste à Radio Télévision Caraïbes, est un jeune animé par une passion inébranlable pour le domaine de la photographie. Depuis 2015, il essaie de se frayer un chemin dans ce paysage. Aujourd’hui, grâce à ses œuvres les une les plus faramineuses que les autres, Carlin Trezil est devenu un professionnel aguerri dans le monde de la photographie. En ce 19 août, journée mondiale de la photographie, la rédaction de MédiaLibre décide d’allumer ses projecteurs sur ce jeune photographe.
À bien l’entendre parler, on dirait que Carlin Trezil ne vit que pour la photographie. C’est un métier qu’il a à cœur et qu’il exerce depuis bientôt neuf ans. Alors qu’il est aussi graphiste, réalisateur et Webmaster, la photographie semble prendre le dessus dans son champ de passion. Carlin est dans la trentaine. Il est originaire du Département du Sud, plus précisément de la commune d’Arniquet, située dans l’arrondissement de Port-Salut.
Depuis l’âge de quatre ans, Carlin a laissé sa ville natale pour rentrer à Port-au-Prince. Avec sa famille, il s’installe à la ruelle Chavannes en plein cœur de la capitale, non loin de Radio Caraïbes qui, plus tard allait devenir sa seconde demeure. C’est au Lycée Jean Jacques Dessalines situé à l’Avenue Christpohe que Carlin Trezil a fait ses études classiques. Passée cette étape, il n’a pas mis de temps pour intégrer la RTVC, l’un des plus grands médias du pays.
Il a commencé à travailler chez la Grande Dame Caraïbes à titre d’opérateur (metteur en ondes). Là, nous sommes en 2017. C’est à ce moment que Carlin a réalisé qu’il peut faire plus. Il n’avait pas souhaité rester uniquement opérateur. Ainsi, la passion démesurée de Carlin pour l’art visuel et la photographie l’a poussé à entamer une nouvelle aventure à Alliance Informatique pour apprendre la photographie et la vidéographie. Depuis lors, entre Carlin et ces deux métiers, c’est une très belle histoire d’amour sans fin.
Sa bonne maîtrise du graphisme, de la photographie et la réalisation, fusionnant habilement sa vision créative avec les outils numériques modernes. Son parcours professionnel l’a conduit à collaborer avec bon nombre d’institutions de renom en Haïti et à l’étranger, dont la Fédération Haïtienne de football, Footkole, Pnud, Operation Blessing…
Carlin a déjà participé dans plusieurs concours, dont 35 AWARDS, une plate-forme qui réunit des photographes de renommée mondiale. Lors de sa dernière participation à 35 AWARDS, il était dans le classement des 100 photographes sur un total de 15 mille participants.
Dans le but de mieux mettre en valeur son talent comme photographe indépendant, Carlin a créé une société de production audio-visuelle baptisée :« CARLIMAGE ». À travers cette plateforme, le fan du Real Madrid expose ses œuvres. On peut découvrir ses réalisations les plus extraordinaires. À côté de CARLIMAGE, Carlin est également l’initiateur de l’émission « Les Métiers Créatifs ». C’est une vitrine à travers laquelle le réalisateur donne la possibilité à des jeunes de parler de leur métier, d’expliquer leur parcours.
« Fotografi se yon ‘art’ tankou tout ´art’. Se fè emosyon pase atravè yon imaj, se pote bay yon piblik sa li menm li pa wè. Anpil moun wè fotografi kòm yon senp metye, men fotografi se yon metye transvèsal, nenpòt kote w ye nan mond lan ak kamera w ou kapab travay e fè gwo enpak », a déclaré Carlin Trezil, ancien responsable de communication audiovisuelle du Club de Don Bosco de Pétion-Ville.
Ce lundi 19 août, Carlin Trezil a pris comme prétexte la journée mondiale de la photographie pour publier son grand reportage photographique : « De l’ombre à la lumière », l’une de ses plus grandes œuvres depuis qu’il a embrassé ce métier.
« De l’ombre à la lumière ». Cette histoire fictive est une tentative d’inspirer les jeunes d’Haïti à abandonner le banditisme et à embrasser des carrières créatives et professionnelles. Cette œuvre raconte l’histoire d’un jeune, issu d’un bidonville de la capitale haïtienne qui a grandi au milieu de nombreuses difficultés, et qui était confronté quotidiennement aux réalités brutales des gangs armés. Pourtant, au cœur de l’adversité, il a découvert une passion qui allait transformer sa vie : la photographie.
« Ce reportage photographique est une sensibilisation pour dire aux jeunes d’Haïti qu’il existe d’autres moyens de vivre. La photographie et d’autres métiers professionnels représentent une porte de sortie pour échapper à la violence », a laissé entendre Carlin Trezil.
Peterson LUXAMA
